Réduction des endomorphismes et des matrices carrées
Chapitre 03
MP (2e année) — Chapitre 03. Éléments propres, polynôme caractéristique, diagonalisation, trigonalisation, polynômes d’endomorphismes et de matrices carrées, application de la notion de polynôme annulateur à la réduction.
Ce chapitre a été réalisé conformément au programme marocain de mathématiques de la filière MP.
Dans tout ce chapitre, \mathbb{K} désigne un sous-corps de \mathbb{C} (souvent \mathbb{R} ou \mathbb{C}), E un \mathbb{K}-espace vectoriel de dimension finie n, \mathscr{B} = (e_1, \ldots, e_n) une base de E, \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) la \mathbb{K}-algèbre des matrices carrées de taille n, et \mathcal{L}(E) la \mathbb{K}-algèbre des endomorphismes de E.
1 Éléments propres d’un endomorphisme, d’une matrice carrée
1.1 Définitions
Définition 1.1 — (Droite stable, valeur propre, vecteur propre, sous-espace propre)
Soient u \in \mathcal{L}(E) et x_0 \in E \setminus \{0_E\}. On suppose que la droite vectorielle D = \mathbb{K} \cdot x_0 est stable par u, c’est-à-dire u(D) \subset D. Alors il existe un scalaire \lambda \in \mathbb{K} tel que : \forall x \in D, \quad u(x) = \lambda x
- Le scalaire \lambda est appelé valeur propre de u.
- Tout vecteur non nul de E vérifiant u(x) = \lambda x est appelé vecteur propre associé à la valeur propre \lambda.
- L’ensemble E_\lambda = \{x \in E \mid u(x) = \lambda x\} \cup \{0_E\} = \ker(u - \lambda \mathrm{Id}_E) est un sous-espace vectoriel de E appelé sous-espace propre de u associé à la valeur propre \lambda.
Définition 1.2 — (Spectre)
Le spectre d’un endomorphisme u d’un espace de dimension finie est l’ensemble de ses valeurs propres. On le note \mathrm{Sp}(u).
Proposition 1.1
Soient u \in \mathcal{L}(E) et \lambda_1, \ldots, \lambda_r des valeurs propres de u deux à deux distinctes. Alors :
- La somme E_{\lambda_1} + \cdots + E_{\lambda_r} est directe.
- Toute famille formée en regroupant des familles libres de vecteurs propres associés à des valeurs propres distinctes deux à deux est libre.
Proposition 1.2
Le spectre d’un endomorphisme d’un espace de dimension finie n est fini de cardinal au plus n.
Proposition 1.3
Si P \in \mathbb{K}[X] est un polynôme annulateur de u (c’est-à-dire P(u) = 0), alors toute valeur propre de u est racine de P.
Plus précisément, si u(x) = \lambda x, alors P(u)(x) = P(\lambda) x pour tout P \in \mathbb{K}[X].
Définition 1.3 — (Éléments propres d’une matrice carrée)
Soit M \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}). On définit de même :
- Les valeurs propres de M : \lambda \in \mathbb{K} est valeur propre de M s’il existe X \in \mathbb{K}^n \setminus \{0\} tel que MX = \lambda X.
- Les vecteurs propres de M.
- Les sous-espaces propres de M : E_\lambda(M) = \ker(M - \lambda I_n).
- Le spectre de M : \mathrm{Sp}(M).
L’équation aux éléments propres est : MX = \lambda X
Proposition 1.4 — (Lien entre endomorphisme et matrice)
Si M = \mathrm{Mat}_{\mathscr{B}}(u), alors les valeurs propres, vecteurs propres et sous-espaces propres de M correspondent aux valeurs propres, vecteurs propres et sous-espaces propres de u.
Proposition 1.5
Deux matrices semblables ont même spectre.
Exemple 1.1
Cherchons les valeurs propres et les sous-espaces propres de la matrice : A = \begin{pmatrix} -1 & 3 & 3 \\ 3 & -1 & -3 \\ -3 & 3 & 5 \end{pmatrix}
On résout le système AX = \lambda X avec X = \begin{pmatrix} x_1 \\ x_2 \\ x_3 \end{pmatrix} \neq 0 : \begin{cases} -x_1 + 3x_2 + 3x_3 = \lambda x_1 \\ 3x_1 - x_2 - 3x_3 = \lambda x_2 \\ -3x_1 + 3x_2 + 5x_3 = \lambda x_3 \end{cases}
Après résolution, on trouve : \mathrm{Sp}(A) = \{-1, 2\} avec E_{-1} = \mathrm{Vect}((1, -1, 0)) et E_2 = \mathrm{Vect}((1, 0, -1), (0, 1, -1)).
2 Polynôme caractéristique
2.1 Définition
Définition 2.1 — (Polynôme caractéristique)
Soit A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}). Le polynôme caractéristique de A est : \chi_A(X) = \det(X I_n - A)
Soit u \in \mathcal{L}(E). Le polynôme caractéristique de u, noté \chi_u, est le polynôme caractéristique de sa matrice \mathrm{Mat}_{\mathscr{B}}(u) dans la base \mathscr{B}.
Proposition 2.1
- Une matrice A et sa transposée {}^tA ont même polynôme caractéristique.
- Deux matrices semblables ont même polynôme caractéristique. Par conséquent, le polynôme caractéristique d’un endomorphisme ne dépend pas de la base choisie.
- Le polynôme caractéristique d’un endomorphisme ou d’une matrice carrée est un polynôme unitaire de degré n : \chi_A(X) = X^n - \mathrm{tr}(A) X^{n-1} + \cdots + (-1)^n \det(A)
2.2 Multiplicité et lien avec trace/déterminant
Proposition 2.2
Soit u \in \mathcal{L}(E) et \lambda \in \mathbb{K} une racine de \chi_u de multiplicité \mu \in \mathbb{N}^*. Alors :
- \lambda est une valeur propre de u. \mu est la multiplicité de la valeur propre \lambda.
- Le sous-espace propre E_\lambda est de dimension au plus \mu : \dim(E_\lambda) \leq \mu
Proposition 2.3 — (Matrice triangulaire)
Soit A = (a_{ij}) \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) une matrice triangulaire (supérieure ou inférieure). Alors : \chi_A(X) = \prod_{k=1}^n (X - a_{kk})
Corollaire 2.1
Soit u \in \mathcal{L}(E). Si \chi_u = \prod_{k=1}^n (X - \lambda_k) est scindé, alors : \sum_{k=1}^n \lambda_k = \mathrm{tr}(u), \quad \prod_{k=1}^n \lambda_k = \det(u)
3 Endomorphismes et matrices carrées diagonalisables
3.1 Définition et caractérisation
Définition 3.1 — (Endomorphisme diagonalisable)
Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) est dit diagonalisable s’il existe une base \mathscr{B}' de E dans laquelle la matrice de u est diagonale : \mathrm{Mat}_{\mathscr{B}'}(u) = \mathrm{Diag}(\lambda_1, \ldots, \lambda_n) Une telle base est constituée de vecteurs propres de u.
Définition 3.2 — (Matrice diagonalisable)
Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est dite diagonalisable si elle est semblable à une matrice diagonale, c’est-à-dire s’il existe P \in \mathrm{GL}_n(\mathbb{K}) et D diagonale telles que : A = P D P^{-1}
Proposition 3.1
Pour qu’une matrice carrée soit diagonalisable, il faut et il suffit que l’endomorphisme canoniquement associé le soit.
Théorème 3.1 — (Caractérisation par les sous-espaces propres)
Soit u \in \mathcal{L}(E). Alors u est diagonalisable si et seulement si : E = E_{\lambda_1} \oplus E_{\lambda_2} \oplus \cdots \oplus E_{\lambda_r} où \lambda_1, \ldots, \lambda_r sont les valeurs propres distinctes de u.
Théorème 3.2 — (Caractérisation par le polynôme caractéristique)
Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) est diagonalisable si et seulement si :
- \chi_u est scindé sur \mathbb{K} : \chi_u = \prod_{k=1}^r (X - \lambda_k)^{\mu_k}
- Pour toute valeur propre \lambda_k, on a \dim(E_{\lambda_k}) = \mu_k.
Traduction matricielle : Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est diagonalisable si et seulement si \chi_A est scindé sur \mathbb{K} et pour toute valeur propre \lambda_k, on a \dim(E_{\lambda_k}(A)) = \mu_k.
Proposition 3.2 — (Cas des valeurs propres distinctes)
Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) admettant n valeurs propres distinctes deux à deux est diagonalisable.
Traduction matricielle : Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) admettant n valeurs propres distinctes deux à deux est diagonalisable.
Exemple 3.1
Projecteurs : Si p \in \mathcal{L}(E) vérifie p^2 = p, alors p est diagonalisable. En effet, \mathrm{Sp}(p) \subset \{0, 1\} et E = \ker(p) \oplus \mathrm{Im}(p).
Symétries : Si s \in \mathcal{L}(E) vérifie s^2 = \mathrm{Id}_E, alors s est diagonalisable. En effet, \mathrm{Sp}(s) \subset \{-1, 1\} et E = E_{-1} \oplus E_1.
Exemple 3.2
La matrice C = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \\ 0 & 0 & 0 \end{pmatrix} a pour polynôme caractéristique \chi_C = X^3. Donc la seule valeur propre est 0. Si C était diagonalisable, elle serait semblable à la matrice nulle, ce qui est impossible car C \neq 0. Donc C n’est pas diagonalisable.
4 Endomorphismes et matrices carrées trigonalisables
4.1 Définition et caractérisation
Définition 4.1 — (Endomorphisme trigonalisable)
Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) est dit trigonalisable s’il existe une base de E dans laquelle sa matrice est triangulaire supérieure.
Définition 4.2 — (Matrice trigonalisable)
Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est dite trigonalisable si elle est semblable à une matrice triangulaire supérieure.
Proposition 4.1
Pour qu’une matrice carrée soit trigonalisable, il faut et il suffit que l’endomorphisme canoniquement associé le soit.
Théorème 4.1 — (Caractérisation)
Un endomorphisme est trigonalisable si et seulement si son polynôme caractéristique est scindé sur le corps de base \mathbb{K}.
Traduction matricielle : Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est trigonalisable si et seulement si \chi_A est scindé sur \mathbb{K}.
Corollaire 4.1
En particulier, tout endomorphisme d’un \mathbb{C}-espace vectoriel et toute matrice de \mathcal{M}_n(\mathbb{C}) sont trigonalisables.
Corollaire 4.2 — (Expression du déterminant et de la trace)
Soit A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) trigonalisable. Alors \chi_A = \prod_{k=1}^n (X - \lambda_k) et : \sum_{k=1}^n \lambda_k = \mathrm{tr}(A), \quad \prod_{k=1}^n \lambda_k = \det(A)
Exemple 4.1
La matrice M = \begin{pmatrix} 1 & -1 \\ 1 & 3 \end{pmatrix} est trigonalisable car : M = P^{-1} \begin{pmatrix} 2 & -1 \\ 0 & 2 \end{pmatrix} P où P = \begin{pmatrix} 1 & 1 \\ -1 & 0 \end{pmatrix}.
5 Polynômes d’endomorphismes et de matrices carrées
5.1 Définition et propriétés
Proposition 5.1 — (Morphisme de \boldsymbol{\mathbb{K}}-algèbres)
Soit u \in \mathcal{L}(E). L’application : \Phi : \mathbb{K}[X] \to \mathcal{L}(E), \quad P \mapsto P(u) est un morphisme de \mathbb{K}-algèbres et on a : \ker \Phi = \{P \in \mathbb{K}[X] \mid P(u) = 0\}, \quad \mathrm{Im}(\Phi) = \mathbb{K}[u] = \{P(u) \mid P \in \mathbb{K}[X]\} \ker \Phi est l’idéal annulateur de u et \mathbb{K}[u] est une sous-algèbre de \mathcal{L}(E) commutative.
De même, pour A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}), l’application \Psi : P \mapsto P(A) est un morphisme de \mathbb{K}-algèbres.
5.2 Polynôme minimal
Théorème 5.1 — (Existence du polynôme minimal)
Soit u \in \mathcal{L}(E) un endomorphisme non nul. Alors l’idéal annulateur de u est non réduit au polynôme nul.
On appelle polynôme minimal de u, noté P_u, le polynôme non nul unitaire de plus petit degré annulant u. On a : \ker \Phi = P_u \cdot \mathbb{K}[X]
De même pour une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) non nulle, on définit le polynôme minimal P_A.
Proposition 5.2
Soient u \in \mathcal{L}(E) un endomorphisme non nul et d = \deg(P_u). Alors :
- La famille (u^k)_{0 \leq k \leq d-1} est une base de \mathbb{K}[u].
- Si \lambda \in \mathrm{Sp}(u) et x un vecteur propre associé à \lambda, alors pour tout P \in \mathbb{K}[X] : P(u)(x) = P(\lambda) \cdot x
5.3 Endomorphismes et matrices nilpotentes
Définition 5.1 — (Endomorphisme et matrice nilpotentes)
- Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) est dit nilpotent s’il existe un entier p \in \mathbb{N} tel que u^p = 0.
- Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est dite nilpotente s’il existe un entier p \in \mathbb{N} tel que A^p = 0.
Le plus petit entier p \in \mathbb{N} vérifiant u^p = 0 (resp. A^p = 0) est appelé indice de nilpotence.
Proposition 5.3
Soit u \in \mathcal{L}(E) un endomorphisme nilpotent d’indice p \in \mathbb{N}. Alors :
- \mathrm{Sp}(u) = \{0\}
- p \leq n
6 Application de la notion de polynôme annulateur à la réduction
6.1 Projecteurs associés à une décomposition en somme directe
Proposition 6.1 — (Projecteurs associés à une décomposition)
Soient (F_k)_{1 \leq k \leq r} une famille de sous-espaces vectoriels de E telle que E = F_1 \oplus \cdots \oplus F_r.
On appelle famille de projecteurs associée à cette décomposition une famille de projecteurs (p_k)_{1 \leq k \leq r} où p_k est le projecteur sur F_k parallèlement à \bigoplus_{i \neq k} F_i. On a : \forall i \neq j \in \{1, \ldots, r\}, \quad p_i \circ p_j = 0
6.2 Décomposition spectrale d’un endomorphisme diagonalisable
Théorème 6.1 — (Décomposition spectrale)
Soit u \in \mathcal{L}(E) diagonalisable. Soient F_1, \ldots, F_r les sous-espaces propres de u associés aux valeurs propres \lambda_1, \ldots, \lambda_r. Alors il existe une famille de projecteurs (p_k)_{1 \leq k \leq r} associée à la décomposition E = \bigoplus_{k=1}^r F_k vérifiant :
- u = \sum_{k=1}^r \lambda_k p_k
- Pour tout P \in \mathbb{K}[X] : P(u) = \sum_{k=1}^r P(\lambda_k) p_k
6.3 Caractérisation de la diagonalisabilité par le polynôme minimal
Théorème 6.2 — (Caractérisation)
Un endomorphisme u \in \mathcal{L}(E) est diagonalisable si et seulement si son polynôme minimal P_u est scindé à racines simples. Autrement dit, P_u s’écrit : P_u = \prod_{k=1}^r (X - \lambda_k) \quad \text{où les } \lambda_k \text{ sont deux à deux distincts}
Traduction matricielle : Une matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) est diagonalisable si et seulement si son polynôme minimal P_A est scindé à racines simples.
Théorème 6.3 — (Lemme de décomposition des noyaux)
Soit u \in \mathcal{L}(E) et on suppose que P_u = \prod_{k=1}^r (X - \lambda_k)^{\mu_k} où les \lambda_k sont distincts deux à deux. Alors : E = \ker\left((u - \lambda_1 \mathrm{Id}_E)^{\mu_1}\right) \oplus \cdots \oplus \ker\left((u - \lambda_r \mathrm{Id}_E)^{\mu_r}\right)
6.4 Décomposition de Dunford
Théorème 6.4 — (Décomposition de Dunford)
Soit u \in \mathcal{L}(E). Il existe deux endomorphismes g, f \in \mathcal{L}(E) uniques tels que : u = g + f, \quad f \circ g = g \circ f avec g diagonalisable et f nilpotent.
Traduction matricielle : Toute matrice A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) se décompose de manière unique en A = D + N où D est diagonalisable, N est nilpotente et DN = ND.
7 Exercices
Exercice 7.1
Soit A = \begin{pmatrix} 1 & 4 & -2 \\ 0 & 6 & -3 \\ -1 & 4 & 0 \end{pmatrix}.
- Calculer le polynôme caractéristique \chi_A.
- A est-elle diagonalisable ?
- Si oui, trouver une matrice P inversible et une matrice diagonale D telles que A = P D P^{-1}.
Exercice 7.2
Soit B = \begin{pmatrix} 1 & 2 & -2 \\ 2 & 1 & 2 \\ -2 & 2 & 1 \end{pmatrix}.
- Calculer le polynôme caractéristique \chi_B.
- Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres.
- B est-elle diagonalisable ? Si oui, diagonaliser B.
Exercice 7.3
Soit C = \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 \\ 0 & 0 & 1 \\ 0 & 0 & 0 \end{pmatrix}.
- Calculer \chi_C.
- C est-elle diagonalisable ? Trigonalisable ?
- Déterminer le polynôme minimal de C.
Exercice 7.4
Soit u \in \mathcal{L}(E) tel que u^3 = u. Montrer que u est diagonalisable.
Exercice 7.5
Soit A \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) inversible et diagonalisable. Montrer que A^{-1} est diagonalisable et exprimer A^{-1} en fonction de la diagonalisation de A.
Exercice 7.6
Soient A, B \in \mathcal{M}_n(\mathbb{K}) telles que AB = BA. Montrer que si \lambda est valeur propre de A, alors le sous-espace propre E_\lambda(A) est stable par B.
Exercice 7.7
Soit A \in \mathcal{M}_2(\mathbb{K}). Montrer que A est diagonalisable si et seulement si l’une des conditions suivantes est vérifiée :
- A est scalaire (c’est-à-dire A = \lambda I_2).
- \chi_A est scindé à racines simples.
- \chi_A est scindé et A n’est pas scalaire mais A est diagonalisable.
Exercice 7.8 — (Décomposition de Dunford)
Soit A = \begin{pmatrix} 1 & 1 \\ 0 & 1 \end{pmatrix}. Déterminer la décomposition de Dunford de A.
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Chapitre 03 : Réduction des endomorphismes et des matrices carrées